Numéro 13 / octobre 2013

Mensonge contre passage à l’acte

Lorsqu'on parcours le dossier clinique de Marie, nous trouvons une série d'interprétations répétitives et omniprésentes de la part de ceux qui s'occupent d'elle : « elle fait son cinéma », « elle provoque », « ça l'amuse », « elle nous colle », « elle ment »... Après trois mois au Courtil, nous savons qu'il est extrêmement difficile de ne pas tomber dans cette série de suppositions en miroir, et que l'énervement et l'impuissance qu'elle provoque nous font interpréter, de façon très rapide, son mode de fonctionnement, en lui supposant une intention, un but, et en nous déviant peut-être de la logique de sa psychose. J’ai écrit ce travail puisqu’il me semblait donc urgent de faire un effort dans ce sens.

Je parlerai d'un seul point précis qui me frappe par l'intensité ou la ténacité avec laquelle cela se manifeste chez elle : le mensonge.

Freud, dans son texte « Deux mensonges d'enfants » (1913), s'adresse aux éducateurs : « On aurait tort d'interpréter tous les mensonges d'enfant comme des actes délictueux ou comme les indices d'un développement immoral du caractère. Certains mensonges sont liés à des motifs amoureux d'une force extrême que l'enfant ne peut s'avouer. »

La question est donc : qu'est-ce que le sujet, névrosé ou psychotique, ne peut dire qu'en mentant ?

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