Numéro 13 / octobre 2013

À perdre la raison de Joachim Lafosse : travailler à « penser l’impensable »

Sorti dans les salles de cinéma en 2012, le film À perdre la raison du réalisateur belge Joachim Lafosse est librement inspiré de l’affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère de famille nivelloise de quarante ans ayant tué ses cinq enfants âgés de trois à quatorze ans, en février 2007.

Le jour où son mari Bouchaïb Moqadem devait rentrer d’un voyage au Maroc, après avoir préparé un dernier repas à son fils et à ses quatre filles et avoir écrit une lettre adressée à une amie, Geneviève Lhermitte invita un par un ses enfants à la rejoindre dans différentes pièces de la maison familiale. Tour à tour, elle les appela et les égorgea avec un couteau volé plus tôt dans un supermarché. Elle tenta ensuite de mettre fin à ses jours en se poignardant ; tentative ratée. Lorsqu’elle revint à elle, elle appela les secours. Les services d’urgence et la police l’ont découverte gravement blessée, et certains des enfants sans vie, installés dans leur lit, avec des peluches dans les bras. Geneviève Lhermitte n’a pas nié avoir tué ses enfants, de sorte que le procès porta plutôt sur la question de savoir pourquoi une épouse et une mère reconnue jusqu’alors des plus irréprochables et aimantes avait pu basculer dans l’horreur d’un tel passage à l’acte.

 

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