Numéro 14 / février 2014

Clinique pragmatique et clinique du transfert

Dans son texte incontournable : « Le Courtil, un choix »1, Alexandre Stevens expose en quoi le Courtil n’est pas une institution idéale mais qu’elle existe du choix de loger en son cœur le discours subversif de la psychanalyse. Cela n’est donc pas sans conséquences sur les nombreuses modalités de travail pour les cliniciens qui y opèrent. Deux de ces modalités ont tout particulièrement accroché mon désir, m’ont mise au travail de cette institution et n’arrêtent pas de m’enseigner.

Clinique pragmatique

Puisque les cliniciens du Courtil n’y pratiquent pas de la place de spécialistes de telle ou telle discipline mais de la position d’intervenants, ils sont tous conviés à mettre les mains dans le cambouis de la clinique du quotidien. Nous sommes donc conviés à une place de choix : aux premières loges des moments de la journée les plus pragmatiques et à première vue les plus banals qui soient, et pourtant parfois si problématiques pour les sujets que nous y accueillons. Ces moments sont ceux du repas, du lever, du coucher, de la toilette ou encore du petit creux entre deux ateliers, de la scolarité, du rendez-vous chez le médecin, etc. Si ces moments a priori ordinaires requièrent cependant parfois douloureusement ou problématiquement (au regard de la vie communautaire ou du lien social) le corps pulsionnel du sujet et sa façon de faire (ou de ne pas faire) avec le langage et avec les petits autres, nous faisons le pari de ne pas les reléguer à la seule préoccupation éducative mais d’en faire des instants éminemment cliniques, où il y a lieu d’être présents et inventifs.

 

 


1 Alexandre Stevens, « Le Courtil, un choix », Mental, n°1, juin 1995. Également consultable en suivant le lien : http://courtil.be/doc/courtilunchoix.pdf

 

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