Numéro 14 / février 2014

Scansions de la vie institutionnelle

Il m'est difficile de dire quel est le fil rouge qui fait l'objet de mon travail au Courtil, il n’est pas là d’emblée. Par contre, repenser à ces années de travail ont fait surgir, resurgir quelques scansions qui ont compté. En tenant compte de la logique de la psychanalyse, qui est une logique d’après-coup, c’est peut-être de la mise en série de quelques-unes de ces scansions qu’un fil rouge apparaîtra.

Je suis arrivé au Courtil en septembre 1987, j’y effectuais alors un stage dans le cadre de mes études de psychologie. 1987, ce n’est pas le tout début du Courtil qui a été fondé en 1983, mais enfin, c’est quand même les premières années de son existence. Quand j’ai appris que la référence de l’institution était la psychanalyse, spécialement celle de Jacques Lacan, ma curiosité fut piquée. Dans mes cours en effet, si on évoquait Freud et Jung, le chapitre Lacan était « marqué par un blanc » – on n’en parlait tout simplement pas – ou « occupé par un mensonge »1 quand il se disait que c’était « incompréhensible », ou même pire. Cela suffisait pour rendre ce lieu intéressant.

 


1 Jacques Lacan, « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse » [1953], Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 259.

 

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