Numéro 14 / février 2014

Un apprentissage au quotidien

Travailler au Courtil a été pour moi une rencontre avec un mode de travail particulier. Une approche de la psychose très différente de ce que j’avais pu connaître jusqu’alors. Suivre un résident pas à pas, se soucier de ses signifiants et centrer le travail sur des mots propres du sujet, mais aussi cette façon si particulière de répondre à la demande; écorner notre réponse en la déchargeant de jouissance et en utilisant les petites solutions que met en place le sujet. Ces thématiques et bien d’autres encore m’ont interpellée et intéressée.

Il y aurait sans doute un certain nombre de cas qui pourrait être repris pour illustrer ces propos mais j’ai choisi de vous parler d’une jeune femme qui m’interpelle beaucoup de par les demandes qu’elle formule constamment.

Faire face à la demande incessante n’est jamais évident. Demandes qui, à peine assouvies, laissent place à d’autres demandes. Les demandes ne s'entérinent jamais, ne sont jamais bouclées et y répondre ne capitonne rien. Cette jeune fille demande tout et tout le temps au point de passer un certain temps derrière la porte du bureau.

Comment canaliser toutes ses demandes et comment faire en sorte qu’un travail soit possible a minima avec cette jeune fille toujours collée à l’intervenant ? Comment lui répondre pour qu’une séparation soit opérante ? Je me pose régulièrement ces questions lorsque je travaille avec Paula dont le travail est de trouver d'autres solutions que le passage à l'acte pour se séparer.

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