Numéro 14 / février 2014

Guillaume Gallienne se met à table ou la sublimation est un plat qui se mange froid

Le film autobiographique « Les garçons et Guillaume, à table !1», écrit, réalisé et doublement interprété par Guillaume Gallienne, annonce, d’emblée, le menu de son histoire.

En voici le synopsis : « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

Avant d’être adapté au cinéma, c’est d’abord sur les planches que l’auteur a mis en scène son récit.

Et c’est sur le lieu du théâtre, la loge, les coulisses et la scène que le film ouvre le bal. Première scène : un long travelling silencieux où l’on découvre Guillaume Gallienne se débarrassant du fond de teint blanc dont se fardent les comédiens classiques, pour se présenter sur la scène d’où l’on devine le regard du public. Là, d’un geste gracile et précis, il déplie un éventail qui voilera son visage.

 

 


1 Les garçons et Guillaume, à table !, de G. Gallienne, France, novembre 2013.

 

Vous n'êtes pas encore abonné au Numéro 14 de février 2014
et vous ne pouvez consulter qu'une présentation de cet article.

Pour lire cet article dans son intégralité, vous devez utiliser des crédits. Vous aurez alors accès à l'ensemble des articles de ce numéro.

Me connecter