Numéro 14 / février 2014

Le singulier et le pluriel

C’est avec simplicité que Mariana Otero a accepté de converser avec nous sur la réception de son film À Ciel ouvert lors des avant-premières de ce dernier en France. À Rennes, le film était présenté le dimanche 15 décembre, au Théâtre National de Bretagne.

Nous dire quelque chose de sa rencontre avec le Courtil, une institution qui accueille des enfants en difficulté psychique, lui a permis de revenir sur son trajet de réalisatrice et les choix qui le jalonnent. Au fil de son œuvre, avec un style original, elle s’implique de plus en plus comme un personnage à part entière, en mettant en jeu sa présence même.

Dans ses films précédents, elle s’attachait à révéler comment un sujet pouvait s’échapper, s’émanciper de l’institution (collège, entreprise, famille1). Avec À Ciel ouvert, elle découvre une institution dont la visée même est de s’adapter à la singularité. Rencontre !

Des avant-premières

Quel a été l’accueil du film lors des avant-premières ?

Mariana Otero : L’accueil du film, en général, a été très bon. Je me suis rendue compte qu’il y avait un grand intérêt de la part de personnes qui travaillent avec des enfants en difficulté psychique ou simplement dans les relations sociales. Il y a une grande envie de voir comment d’autres travaillent.

Un public tout venant vient-il par curiosité de savoir comment ça se passe dans ce type d’institutions ?

M. O. : Pour l’instant, les personnes venant voir le film sont intéressées par le travail avec des enfants, la différence, l’étrangeté ou l’altérité. Ce sont souvent des personnes qui travaillent dans le domaine de l’éducation, de la transmission et le soin mais cela recouvre une large palette de professionnels tels qu’éducateurs, pédopsychiatres, psychanalystes, orthophonistes, psychologues, enseignants, qui sont très contents de voir une autre façon de travailler.

 


1 Otero, Mariana « La loi du collège » (1994) et « Histoire d’un secret » (2003) (DVD chez Blaq Out), « Entre nos mains » (2010) (DVD chez Diaphana).
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