Numéro 17 / mars 2015

Découvrir l'enfant

Je remercie chaleureusement Alexandre Stevens et Dominique Holvoet pour leur invitation à venir parler ici. C’est à partir de ma place de coordinateur du CEREDA, Centre d’Étude et de Recherche sur l’Enfant dans le Discours l’Analytique, et de sa place dans l’Institut de l’Enfant que j’ai le plaisir de parler devant vous aujourd’hui.

Petit rappel sur ce qu’est le CEREDA

Créé en 1983 par un cartel de l’École de la Cause freudienne composé d’Éric Laurent, Robert et Rosine Lefort, Jacques-Alain et Judith Miller, le Cereda a très rapidement débouché sur la constitution d’un réseau de groupes désireux d’inscrire leur travail dans le Champ freudien.

En 1993 une refonte du réseau CEREDA, initiée par Jacques Alain Miller, renforça et réaffirma : l’unité de la psychanalyse et que l’enfant est un sujet à part entière, ainsi, le Nouveau Réseau Cereda (NRC) fut créé. Trois “Diagonales” – francophone, hispanophone et américaine – composent aujourd’hui le NRC, et à l’orientation de chacune desquelles une Commission d’accueil et d’orientation (CAO) préside. Je suis le coordinateur de la CAO de la diagonale francophone.

Le Nouveau Réseau Cereda est un des trois réseaux qui participent à l’Institut de l’Enfant, avec le CIEN et le RI3.

C’est par le RI3, dans le service du Docteur Stavy à Aubervilliers, que j’ai commencé à inscrire mon désir pour la psychanalyse. Là, j’ai pu mesurer, dans la rencontre avec ces enfants, autistes ou psychotiques, combien mon savoir universitaire était à mettre en retrait, s’en passer pour s’en servir. C’est donc à partir de la rencontre de ce qui fait trou dans le savoir, c’est-à-dire la clinique (soit, je le rappelle, un des impossibles freudien) du RI3 que mon désir de m’engager dans la psychanalyse a été interrogé au plus profond et qu’il s’est prolongé au CEREDA.

Je vais donc vous parler à partir d’un titre : Découvrir l’enfant. Il s’agit de découvrir un sujet qui vient rencontrer un analyste, mais pour ce faire, il faut souvent le découvrir de ce dont il est recouvert : les signifiants de l’Autre. Pour cela, il est parfois nécessaire d’avoir recours à l’interprétation. Mais qu’est ce qu’une interprétation et sur quoi repose-t-elle ?

Vous le savez tous, ce samedi 21 mars 2015 aura lieu la troisième journée de l’Institut de l’Enfant et cette journée, portera sur ce thème proposé par Jacques Alain Miller : Interpréter l’enfant. Ce thème a été accompagné d’un texte, une boussole de travail, qui porte le titre éponyme de la journée, Interpréter l’Enfant.

Ce texte de Jacques Alain Miller n’est pas venu seul nous orienter, le Séminaire VI, Le désir et son interprétation, pourrait accompagner chaque point du texte de Miller. Cette journée promet d’être très riche, mais aussi très enseignante par le thème, bien sûr, qui touche chacun de nous, en tant que l’on attend du psychanalyste ou de celui qui s’oriente de la psychanalyse qu’il interprète. Encore faut-il pouvoir en dire quelque chose, d’où interprète-t-on ?

Qu’interprète-t-on ? Comment et quand ? Pourquoi ?

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