Numéro 17 / mars 2015

Interpréter l'enfant en institution

La pratique* avec les enfants dans les institutions du ri3 est depuis ses débuts « post-interprétative », selon l’expression de Jacques-Alain Miller (La Cause freudienne, no32). En effet lors de la création de l’Antenne 110 puis du Courtil, en Belgique, nous avons d’emblée décidé qu’il n’y aurait pas d’interprétation dans le travail que nous voulions pourtant entièrement orienté par la psychanalyse lacanienne.

Pas d’interprétation au sens d’un appui pris sur le sens toujours lié à la fonction paternelle. Mais pas non plus de ponctuation qui souligne un signifiant dans la chaîne pour en isoler une causalité. Le sens familial qu’on pourrait trop facilement donner au symptôme nous paraissait à éviter. Tout sujet est pris dans une histoire, aussi jeune soit-il. Mais la référence aux parents, tentation inévitable dans l’analyse d’enfant, voile le réel en jeu. L’interprétation-ponctuation qui laisse entendre une causalité du côté de l’histoire familiale n’est certes pas fausse, mais elle rate toujours le fait que la cause laisse une faille où vient s’inscrire le sujet.

Quelle « interprétation » alors, post-interprétative, peut convenir dans ce travail en institution avec des sujets qui sont pour la plupart psychotiques ou autistes ? 

 

* Ce texte a été initialement publié sur le blog de la Troisième journée de l'Institut de l'enfant : https://jie2015.wordpress.com/. Il est reproduit ici avec l'aimable autorisation de Daniel Roy 

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