23 / LE CADRE ET LE BORD / juin 2018

Troisième séquence - Conversation et conclusion

Nous accueillons avec plaisir, Philippe Bouillot et Dominique Holvoet qui converseront autour de notre thème avec Véronique Mariage et Alexandre Stevens.

Dominique Holvoet : La séquence que Céline Aulit nous a confiée pourrait s’appeler la « ligue d’impro », car c’est plutôt sur le mode de la conversation que nous nous retrouvons à quatre, pour reprendre différents points qui nous ont interpellés, questionnés ou sur lesquels nous pourrions rebondir. Différents points entendus dans l’après-midi, après-midi que nous avons trouvée très riche, extrêmement pointue du point de vue des cas apportés et extrêmement articulée dans les différentes discussions et débats qui ont eu lieu.

La première question que je poserais tourne autour de la question du titre. Nous en avons longuement discuté avec Alexandre Stevens et le Comité éditorial de Courtil en ligneS, puis avec la Coordination du Courtil. Nous avons finalement arrêté ce titre : « Le cadre et le bord ». Mais maintenant que nous sommes au terme de cette journée, j’ai plutôt envie de dire : « Le cadre ou le bord », comme alternative. C’est-à-dire, comme Philippe Bouillot me le faisait remarquer tout à l’heure : le « cadre » et le « bord » ne participent pas du même champ conceptuel. Et on a bien entendu, dans l’après-midi, qu’il y a deux champs distincts. J’opterais pour l’exclusif : ou le cadre ou le bord. C’est à construire ce que je dis là. Alors, comment prendre les choses ? On pourrait commencer par le début, c’est-à-dire par une des premières interventions qui me semble poser le cadre de notre débat, un des premiers exposés où il s’agissait d’articuler les choses autour du Nom-du-Père. On pourrait partir de la formule que tout le monde connaît : « Le Nom-du-Père, on peut s’en passer, à condition de s’en servir ». Partant de là, donc de quelque chose d’assez basique : « s’en passer, s’en servir » m'est venu la question suivante : est-ce une formule pertinente pour l’institution ? La discussion que nous avons eue il y a quelques temps sur la formule suivante : « le père qui dit oui, sur fond de non » laisse, en filigrane, l’idée que le Nom-du-Père, on y croit toujours trop. C’était un peu le sens de mon intervention quand j’ai pris l’exemple de la strip-teaseuse, c’est-à-dire « l’os de la Loi » qui échappe toujours et tient finalement à un acte de foi. Alors ce concept du « Nom-du-Père », est-ce encore valide pour une institution du XXIe siècle ? Comment pourriez-vous rebondir là-dessus ?


 

Crédit photo : https://www.flickr.com/photos/streuwerk/

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