Numéro 10 / février 2013

Quelques surprises…

J’ai pu constater que les cas où j’ai été confronté à cette question de « l’impossible » correspondaient à des situations où l’enfant ou l’adolescent avait passé une longue période à l’hôpital psychiatrique juste avant d’être accueilli au Courtil. C’est pour cette raison que je voudrais vous parler de Tom, qui va bientôt avoir 13 ans et qui est arrivé au Courtil il y a six mois. Il était hospitalisé dans un service psychiatrique pour enfants, pratiquement en continu depuis un an et demi. Il avait déjà connu deux hospitalisations plus courtes auparavant, il avait alors moins de 10 ans. Il est clair que l’hôpital a joué son rôle pour cet enfant confronté à la déliquescence de la famille qui a été la sienne pendant toute une période. L’hôpital a stabilisé quelque chose et nous demande de prendre le relais.

Du ravage familial

Il n’est pas possible de faire l’impasse sur ce qui fait la trame, le drame, de l’histoire de la famille de Tom. Le couple des parents se sépare rapidement après la naissance d’un premier enfant, une fille. La mère se sent débordée par cette enfant, elle quitte son compagnon et confie sa fille à ses beaux-parents. S’ensuit une série de raccommodages et de séparations du couple au cours desquels Tom vient à naître. Deux ans plus tard, la séparation est définitive. A partir de là, c’est la guerre. Chacun se dispute la garde des enfants, accuse l’autre de manipuler les enfants, de les maltraiter physiquement, sexuellement. Chacun y va de sa plainte et de sa main-courante, pas moins d’une quinzaine en quelques années. Les signalements ne manquent pas, ni les passages devant le juge des enfants, les mesures de protection d’urgence, les placements en famille d’accueil qui échouent, les accompagnements aemo, les gardes alternées avec ou sans hébergement, les suspensions de garde, etc.

Vous n'êtes pas encore abonné au Numéro 10 de février 2013
et vous ne pouvez consulter qu'une présentation de cet article.

Pour lire cet article dans son intégralité, vous devez utiliser des crédits. Vous aurez alors accès à l'ensemble des articles de ce numéro.

Me connecter