Numéro 10 / février 2013

« La psychanalyse, bien vivante » : un entretien exclusif avec Eric Laurent

Eric Laurent a accepté de se prêter pour nous au jeu des questions réponses au sujet de son dernier ouvrage, La bataille de l'autisme, paru chez Navarin à l'automne 2012.

- Vous choisissez un vocabulaire martial pour le titre de votre ouvrage La bataille de l'autisme, afin d'évoquer les débats houleux et les attaques contre la psychanalyse à la suite, notamment, de la proclamation l'année dernière par les pouvoirs publics de l'autisme comme grande cause nationale.

Si l'on élargissait le débat, seriez-vous d'accord pour dire que l'autisme en tant que « bataille » doit être englobé dans une guerre plus générale, et si oui, pouvez-vous en préciser les contours ?

Eric Laurent : Bataille, combat, sont les mots avec lesquels beaucoup de parents d'enfants autistes qualifient l'affrontement quotidien avec les conséquences du mode d'être et de la souffrance de leurs enfants. J'ai repris ces mots pour qualifier l'affrontement entre les adversaires de la psychanalyse et de ce que certains appellent d'un néologisme original la « psychiatrie-psychanalyse », et nous qui souhaitons proposer une approche plurielle des sujets autistes dans leur diversité.

A cet égard, que penser du paradigme cognitivo-comportemental, dont certains partisans mêmes, comme le psychiatre Laurent Mottron, mais aussi des autistes de « haut niveau » (pas spécialement favorables à la psychanalyse) remettent en cause certains types de traitements inspirés de ces théories, comme ABA : peut-on considérer que ce paradigme et ses conséquences cliniques font un tabac en Europe au moment même où il s’essoufflerait un peu dans les pays anglo-saxons (comme vous le montrez très bien dans votre partie sur les très vives discussions autour du DSM V) ?

Entretien réalisé par Dominique Holvoet et Virginie Leblanc 

 

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