Numéro 6 / septembre 2012

Virginia Woolf - L’écriture, refuge contre la folie

Deux ans avant de se jeter dans l’eau glacée de l’Ouse, VW lance un cri : « Je suis composée de telle façon que rien pour moi n’est vrai que je ne l’écrive. »1 Le langage et la lalangue ne lui sont d’aucun recours contre « l’horreur » dont elle ne peut se défaire, s’ils ne passent par l’écrit. Son souci d’écrire est une véritable torture.

C’est à sa tentative de faire barrage au réel que rend hommage cet ouvrage collectif réunissant spécialistes en littérature anglaise et psychanalystes. Choisir de cerner le combat sans relâche de l’écrivain contre sa douleur d’exister plutôt que de la réduire aux événements traumatiques rencontrés n’est pas neutre : c’est un acte décidé qui honore sa dignité de sujet. Les textes rassemblés suivent les traces littéraires et autobiographiques de la fin de sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1 Woolf V., Memoirs of Julian Bell, The Platform of Time Memoirs of Family and Friends Hesperus, 2008, p. 19.

 

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