25 / RIRE ET ÉCLATS / juin 2021

Interprétation élémentaire?

Ambiguïté dans l’usage du terme de folie

C’est en citant Pascal : « que sans doute il y a une folie nécessaire, que ce serait être fou par un autre tour de folie que de ne pas être fou de la folie de tout le monde »[1], ou par un joli exemple tiré d’un article d’Abraham qui décrit l’inaffectivité d’un dément précoce à partir de sa relation aux objets[2], que Lacan pointe l’ambiguïté dans l’usage du terme de folie et pose la question de comment en sortir. Comment conceptualiser ce qui permet de distinguer une conduite normale, voire compréhensible, d’une conduite paranoïaque ? 


[1] LACAN Jacques, Le séminaire livre III, Les psychoses, Seuil, Paris, 1981, p. 25.

[2] Ce dément précoce accumule pendant des mois, des pierres, des cailloux vulgaires tellement qu’à force de les entasser sur une planche, celle-ci craque. On balaie le tout, et ce sujet ne s’en montre aucunement affecté. Simplement il recommence, il va en accumuler d’autres. Ce comportement compris dans ce contexte comme le signe d’inaffectivité peut tout aussi bien être compris autrement : « C’est ce que nous faisons tout le temps. Je dirai même plus - accumuler une foule de choses, devoir les passer par pertes et profits, et recommencer. C’est très bon signe. » Ibid., p. 29

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